Chronique spéciale Rugby - Tournoi des 6 Nations N°2

Jean-François Imbernon, Bernard Pujol
18 février 2026 par
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🎙️ Chronique spéciale Tournoi des 6 nations - N°2

Dans cette nouvelle chronique focus sur cette deuxième journée avec les rencontres entre le pays de Galles et la France - L’irlande vs l’Italie - Écosse et L’Angleterre.

Irlande 20 – 13 Italie

Q : On commence à Dublin. Une semaine après la lourde défaite contre la France (14-36), l’Irlande devait se rassurer. Victoire 20-13 face à l’Italie… mais que ce fut laborieux. Bernard, première mi-temps historique : l’Italie mène 10-5 à la pause. Ça ne s’était jamais produit à Dublin.
Bernard : Exactement. Et c’est révélateur. L’Italie version Gonzalo Quesada n’est plus une équipe qui subit. Après avoir battu l’Écosse à Rome (18-15), elle arrive à Dublin avec des certitudes. Ils ont été solides en mêlée, impressionnants en défense, très disciplinés tactiquement. L’essai de Giacomo Nicotera sur ballon porté à la 33e, c’est du travail collectif de très haut niveau.
Jean-François : Et l’Irlande doutait. On l’a vu dans les approximations techniques, dans les choix. Sam Prendergast manque deux transformations simples. On sent une équipe touchée mentalement après la claque reçue au Stade de France.

Q : Le tournant, c’est peut-être cet essai refusé à Louis Lynagh à la 52e minute ?
Jean-François : Totalement. L’action est superbe, la percée de Menoncello est magnifique, mais la passe est légèrement en avant. Si l’Italie marque là, elle reprend l’avantage et le match bascule peut-être définitivement.
Quelques minutes plus tard, Robert Baloucoune marque pour l’Irlande. C’est cruel.
Bernard : Mais attention, l’Irlande a quand même réagi. L’essai de Jack Conan dès la reprise montre qu’elle sait encore accélérer. Et Stuart McCloskey délivre deux passes décisives, dont une façon quarterback qui change le tempo.

Q : L’Italie finit à cinq mètres dans la dernière minute avec une balle d’égalisation…
Jean-François : Oui, et ça symbolise leur progression. Ils repartent avec un bonus défensif. Franchement, ils peuvent nourrir des regrets.

Conclusion : l’Irlande gagne, mais ne rassure pas ?

Bernard : Exactement. Elle est convalescente. Elle reste dangereuse, mais ce n’est plus l’Irlande dominante qu’on a connue.

Écosse 31 – 20 Angleterre

Q : Direction Murrayfield. L’Écosse corrige l’Angleterre 31-20 avec le bonus offensif. Une réponse éclatante après sa défaite en Italie. Jean-François, le début de match écossais est tonitruant.
Jean-François : Exceptionnel. Deux essais en 15 minutes. Huw Jones d’abord, servi par une merveille de passe volleyée de Finn Russell. Puis Jamie Ritchie. Ils profitent du jaune d’Henry Arundell, mais surtout ils jouent libérés.
Bernard : L’Angleterre rate 21 plaquages en première période ! À ce niveau, c’est rédhibitoire. Et le second jaune d’Arundell avant la pause complique tout.

Q : Le coup de grâce, c’est cette action incroyable : Matt Fagerson contre le drop de George Ford, transmet à Huw Jones pour le doublé.
Jean-François : Ça, c’est du rugby d’instinct. Défense, récupération, projection immédiate. L’Écosse a été opportuniste et inspirée.

Q : Un mot sur Kyle Steyn ?
Bernard : Énorme match. 73 mètres gagnés, 6 défenseurs battus, dangereux dans les airs. Il a fait souffrir Arundell. Il n’a pas marqué, mais il a pesé constamment.

Q : Pour l’Angleterre, la série de 12 victoires s’arrête. Le Tournoi se complique.
Jean-François : Très compliqué. Sans bonus, et avec déjà un revers, l’objectif de victoire finale s’éloigne sérieusement.

Pays de Galles 12 – 54 France

Q : Et on termine avec le récital français à Cardiff. Victoire 54-12. Record historique de points marqués face aux Gallois. Bernard, impression générale ?
Bernard  : Maîtrise totale. Supériorité technique, physique, tactique. Dès la 2e minute, l’essai d’Émilien Gailleton donne le ton. Cette équipe est imprévisible et létale.
Jean-François : La charnière Antoine Dupont – Matthieu Jalibert a été magistrale. Jalibert, c’est trois passes décisives, un essai, des coups de pied millimétrés.
Il joue juste, il accélère quand il faut.

Q :  La paire de centres Brau-Boirie – Gailleton marque des points ?
Jean-François : Oui, audace, vitesse, complémentarité. On sent de la fraîcheur. Et devant, les avants dominent toujours autant.
Bernard : Le chiffre est impressionnant : 849 mètres gagnés ballon en main contre 558 pour les Gallois. C’est colossal. Et contrairement au match contre l’Irlande, les Bleus n’ont jamais levé le pied.

Q : Les Gallois ont tenté des chandelles, ont inscrit deux essais, mais semblent en grande difficulté.
Jean-François : Ils sont en reconstruction. 22 défaites sur les 24 derniers matches avant cette rencontre… c’est un chantier énorme.

Bilan après deux journées

Q : La France est seule encore en course pour le Grand Chelem. 10 points sur 10. Goal-average impressionnant. Bernard, favori assumé ?
Bernard : Oui. Aujourd’hui, clairement. L’équipe dégage de la confiance, de la profondeur de banc, de la créativité.
Jean-François : Mais attention au piège italien à Lille. Cette Italie joue juste, progresse, et n’a plus peur.

Q : Derrière ?
Bernard : L’Écosse se replace. L’Irlande doute. L’Angleterre est déjà sous pression.
Jean-François : Le Tournoi est lancé. Les dynamiques sont fortes. Et la France a les cartes en main.

Merci à tous les deux pour ce débrief passionnant. On se retrouve la semaine prochaine dans Et si on parlait de sport pour débriefer la troisième journée et voir si le rêve de Grand Chelem continue pour les Bleus.

18 février 2026

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